07/13/2026
« Jocelyne, le fournisseur me demande une réponse aujourd'hui. Est-ce qu'on signe? »
Il était 16 h.
Le dirigeant venait de négocier pendant plusieurs semaines l'achat d'un nouvel équipement.
Un investissement de près de 450 000 $.
Sur papier, tout semblait logique.
Les commandes augmentaient.
Les équipes faisaient des heures supplémentaires.
Les délais de production commençaient à s'allonger.
Le fournisseur offrait même un financement avantageux... à condition de signer avant la fin de la semaine.
Il me regardait, attendant une réponse simple.
Oui... ou non.
Je ne lui ai répondu ni l'un ni l'autre.
Je lui ai simplement dit :
« Regardons les chiffres avant d'ouvrir le contrat. »
En moins de trente minutes, la conversation avait complètement changé.
Nous avons regardé la trésorerie disponible.
Le cash runway.
La marge brute.
Le point mort.
Et le retour sur investissement.
Puis nous avons posé une dernière question.
« Si les ventes ralentissent de 20 % pendant les six prochains mois... est-ce que cette décision est encore la bonne? »
Ce n'était plus une discussion sur une machine.
C'était une discussion sur le niveau de risque que l'entreprise était prête à accepter.
Et c'est souvent là que les gens se trompent sur le rôle d'un CFO.
On pense qu'il est là pour dire oui ou non.
En réalité, son travail consiste surtout à transformer une décision instinctive.....en une décision que le dirigeant pourra encore défendre dans un an, même si tout ne se déroule pas exactement comme prévu.
Selon vous, quelle décision mérite le plus d’être éclairée par les chiffres avant d’être prise : embaucher, investir, acquérir ou emprunter?