07/08/2026
Dans quelques jours, cela fera 23 mois que cet immeuble a été ravagé par un incendie parti du deuxième étage.
Et pourtant, aujourd’hui encore, il reste inhabitable et fait toujours l’objet d’un arrêté d’inhabitabilité.
Ces photos sont particulièrement marquantes. Elles doivent aussi nous amener à réfléchir à la place que nous accordons réellement à la sécurité dans les copropriétés.
Lors des assemblées générales, nous discutons de beaucoup de choses. Nous votons des travaux de décoration, des améliorations de confort ou la réparation de petits désagréments, certes déplaisants.
Mais lorsqu’il faut investir dans la sécurité incendie, celle-ci devient trop souvent le parent pauvre des dépenses.
Il faut parfois attendre l’intervention des pompiers et leurs injonctions pour que l’on accepte enfin d’investir dans des équipements qui peuvent pourtant sauver des vies : de bonnes portes coupe-feu, des manchons coupe-feu dans les gaines techniques, un compartimentage efficace, une colonne sèche permettant d’acheminer rapidement l’eau dans les étages, des détecteurs adaptés ou simplement des consignes claires pour les occupants.
Les incendies d’habitation ne sont pourtant pas rares. Pour la seule année 2020, la Sécurité civile en a recensé au moins 11 826 en Belgique, soit plus de 32 par jour. Et ce relevé n’était même pas complet.
La prévention passe aussi par une information correcte.
Lorsqu’un incendie se déclare dans un immeuble et que l’on se trouve dans un appartement situé aux étages, il ne faut surtout pas se précipiter dans les couloirs ou la cage d’escalier. On ignore où se situe le feu et les fumées peuvent avoir envahi les voies de sortie en quelques instants.
Si le feu ne se trouve pas dans votre appartement, restez chez vous, fermez les portes entre vous et l’incendie, appelez immédiatement le 112, placez-vous à une fenêtre visible et signalez clairement votre présence. Attendez ensuite les instructions et l’intervention des pompiers.
Ne tentez jamais de traverser un couloir ou une cage d’escalier envahis par la fumée.
La sécurité incendie ne devrait jamais être une dépense que l’on reporte à la prochaine assemblée générale.
Parce qu’après l’incendie, il est parfois trop t**d pour voter.