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04/13/2026

Enfin une petite pause. L’actualité nous a donné un peu de répit la semaine dernière avec une mission lunaire enlevante et réussie, avec en prime, un stunt publicitaire inattendu alors qu’un pot de Nutella flottant dans la capsule Orion Integrity, a parfaitement tourné pour afficher la marque au point où plusieurs ont cru à une création de l’IA. Ça faisait du bien et changement des nouvelles constamment alimentées par les déclarations tonitruantes, généralement mensongères et souvent malaisantes par leur vulgarité quand ce n’est pas une menace génocidaire. Bon. Encore une fois, je réussis à parler de ce que fait Voldemor sans jamais le nommer. Je n’ai malheureusement pas de respect pour l’homme qui n’en a ni pour personne, ni pour la vie ou pour quoi que ce soit qui ne l’adule pas publiquement.

En fait, je crois que l’Histoire retiendra ce que le magazine « Le Point » titre avec justesse dans sa dernière édition : « Donald Trump, le grand braquage ! » Parce que c’est ce à quoi nous assistons en direct, un gigantesque braquage reléguant la série « La Casa de Papel » à un conte pour enfants. Le magazine, comme d’autres, chiffre que le président s’est enrichi de plus d’un milliard de dollars depuis sa prise de la Maison Blanche il y a un an et tous ses petits copains en bénéficient impunément. Le point d’ancrage c’est lorsqu’il a déclaré le 9 avril 2025 « Time to invest! », 90 minutes avant de suspendre ses tarifs pour trois mois. Les marchés boursiers se sont envolés d’environ 9 % en une journée. C’est Martha Stewart qui doit être fâchée parce qu’elle est allée en prison pour vraiment moins que cela. Et le milliardaire en rajoute une couche un an plus t**d pratiquement jour pour jour avec des déclarations publiques qui ont fait chuter le prix du baril de pétrole de 13 % en une heure, quinze minutes après qu’un finfinaud assez proche du trône ait misé massivement sur la chute, et a engrangé plus d’un million en profits, en un quart d’heure. Une enquête démontre que ce « très talentueux » parieur jouit d’un taux de réussite de 83 % quand vient le temps de miser sur les mouvements militaires américains. C’est n’importe quoi et cela fait voler en éclats le peu de respect qui peut nous rester lorsqu’on pense à l’institution qu’est censé être la présidence américaine.

Pourquoi je vous parle encore du Roi du Sud alors que la couverture médiatique est omniprésente ? Parce que la perception que cela laisse chez certains d’entre vous, c’est que les portefeuilles de nos clients doivent nécessairement être en baisse ce qui n’est absolument pas le cas. Certains ont certes une diminution de la valeur depuis le début de l’année, mais c’est généralement deux à trois fois moins que la baisse des marchés. La grande majorité de nos clients ont un rendement positif depuis le début de l’année et cela n’est pas sans me rappeler les événements de 2020. Une de mes clientes est cheffe de la santé publique dans la grande région de Montréal et, à la suite de la crainte pandémique lors de la crise de la grippe H1N1, elle m’avait dit qu’elle était tellement connectée que si une poule en Asie décédait de façon anormale, elle recevait un rapport sur son bureau. Si cette même personne m’avait annoncé qu’une pandémie mondiale allait frapper le mois suivant et que la quasi-totalité des entreprises de la planète allaient être fermées pendant trois mois (alors que même pendant la Deuxième Guerre mondiale, les bars sont demeurés ouverts), que le taux de chômage allait monter à plus de 35 %, que l’inflation allait frôler les 9 %, que toutes les exportations allaient être stoppées et que les avions allaient être forcés au sol, j’aurais liquidé la totalité des portefeuilles de nos clients, car il était évident que les marchés allaient fortement chuter et que des pertes financières étaient inévitables.

Si j’avais fait cela — ce qui aurait été, on s’entend, un geste de prudence en investissement fortement apprécié de nos clients —, ils se seraient privés d’un rendement variant de 10 à 25 % pour l’année 2020. Tout cela est surréel, mais s’est vraiment produit comme je vous le décris.

Alors, que va-t-il se passer prochainement sur les marchés ? Personne ne le sait et l’actualité ne peut pas nous aider. Nous faisons affaire avec des gestionnaires qui ont une vision à long terme et, lorsque de la volatilité comme celle que nous vivons en ce moment se manifeste, nous pouvons être rassurés que l’argent est bien géré.

Personnellement, je ne suis pas inquiet pour vos investissements et je ne vois pas de raison de modifier la composition de nos portefeuilles.

Ce qui est « rassurant », c’est que comme le Roi du Sud gère en fonction des mouvements boursiers, chacune de ses actions ne vise qu’à faire monter les cours, et ça adonne bien, c’est là qu’on investit.

Ce qui me déçoit cependant, c’est la tendance à tout rapporter à soi. Au début du conflit, j’ai tristement assisté à un florilège télévisé de « micro-trottoir » qu’on appelait autrefois un vox pop, et un quidam qui faisait le plein a dit sans malaise : « à chaque fois qu’il y a un ouragan ou une guerre dans le monde, c’est nous autres qui écope ! » Ah ben oui, c’est sûr qu’il ne pensait pas aux familles des 168 fillettes de 7 à 12 ans, bombardées par erreur par Israël ou la Grande Amérique, alors qu’elles tentaient simplement d’apprendre à lire et à compter. Inquiète-toi pas pour elles, pour leurs parents ou simplement pour les gens comme moi qui en ont été profondément bouleversés, c’est certain que ça va te coûter plus cher pour remplir ton pickup, mais tes REER vont très bien et ça va continuer. Qu’est-ce que tu veux, on est du bon bord, du bord où y a pas d’guerre, comme le chantait De Larochellière en 1988. Plus ça change, plus c’est pareil.

Pour revenir aux nouvelles et aux marchés, ne nous laissons pas distraire par le bruit de fond assourdissant, la valeur des entreprises est toujours présente et les gestionnaires avec qui nous faisons affaire savent en tirer profits, honnêtement.

Je le dis et je le répète, nous vivons des moments particuliers, et si nous sommes tétanisés par la peur de ce qui va arriver, mais qui n’arrive jamais, nous nous assurons de manquer le train de la croissance financière, qu’elle soit générée ou manipulée.

Bonne journée là…

Eric

JE SUIS TANNÉ DE TRUMP !!En 2021, j’ai exprimé ma lassitude face à l’utilisation répétée de la pandémie de COVID-19 comm...
07/29/2025

JE SUIS TANNÉ DE TRUMP !!

En 2021, j’ai exprimé ma lassitude face à l’utilisation répétée de la pandémie de COVID-19 comme explication aux fluctuations du marché. Depuis janvier, à l’instar des médias, je ne parle que de l’Empereur du Sud — micro-gestionnaire de tout — capable de faire congédier un animateur de talk-show qu’il n’aime pas (Stephen Colbert), d’exiger le retour du nom « Red Skins » sous menace de sanctions, ou encore de modifier la recette du Coca-Cola. Je suis tanné. Et, au moment d’écrire ces lignes, il reste 1 275 jours avant son départ : ça va être long.

Contrairement à ce qu’il pense — et il en pense beaucoup de bien de lui-même — je doute sérieusement qu’il maîtrise les grands principes économiques. Sinon, comment expliquer qu’il importe de l’inflation dans son pays en imposant par exemple, des tarifs douaniers au Brésil, simplement parce que ses tribunaux s’apprêtent à juger son ami Jair Bolsonaro ? Rappelons que ce dernier a récemment été désigné « Personne de l’année » par l’OCCRP (Organized Crime and Corruption Reporting Project) pour son rôle dans la promotion du crime organisé et de la corruption. Si Trump comprenait vraiment les rouages de l’économie, pourquoi souhaiterait-il les plus bas taux d’intérêt au monde, alors que ceux-ci sont un levier crucial pour ralentir ou accélérer l’économie, notamment pour contrer l’inflation importée par ses propres politiques tarifaires ?

L’actualité américaine rappellent actuellement l’excellent film de 1997, Wag the Dog, dans lequel des spin doctors fabriquent une guerre fictive pour détourner l’attention d’un scandale sexuel impliquant le président. De même, l’omnipotent président actuel tente par tous les moyens de détourner l’attention de la population et même d’une bonne partie de sa base MAGA, du dossier des clients pédophiles d’Epstein. La vidéo, vraisemblablement produite par l’IA, mettant en scène l’arrestation du président Obama et diffusée par Trump lui-même, en est un exemple frappant. Et quelque chose me dit qu’il va encore s’en sortir grâce à une déclaration opportunément arrangeante de la v***e d’Epstein affirmant publiquement que Trump n’a jamais été client — en échange d’une grâce présidentielle.

Je suis tanné, donc. Mais je suis fier d’une chose : la solidarité des Québécois et des Canadiens en général, qui soutiennent les entreprises locales, prennent leurs vacances au pays, et montrent un attachement à ce magnifique territoire. Un sentiment de trahison face à un voisin jadis considéré comme allié a éveillé une résilience économique et culturelle sans précédent. Et ça fonctionne ! La semaine dernière, Trump a affirmé que son administration « n’a pas eu beaucoup de chance avec le Canada » lors des négociations. L’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, en ajoute une couche en déclarant que « le Président et certains membres de son équipe ont qualifié le Canada de méchant et désagréable » — car on achète et on visite moins. TANT MIEUX. Cet été, nous avons perdu Hulk Hogan, Ozzy et Fiori, mais nous n’avons pas perdu notre dignité face à l’agresseur économique. Je nous encourage à persévérer, on lui tape sur les nerfs.

Le joueur de poker du Bureau ovale a récemment menacé d’imposer de nouveaux droits de douane importants à ses principaux partenaires commerciaux à partir du 1er août 2025. Toutefois, contrairement à ce qui s’est produit en avril dernier lors du « Jour de la libération », où les marchés avaient chuté de 12 % en quatre jours, les investisseurs semblent cette fois indifférents à ses intimidations. Dans ce contexte, les marchés boursiers font preuve d’une résilience surprenante. L’indice S&P 500 américain et le TSX canadien ont atteint des sommets historiques fin juin. Le VIX, qui mesure la peur des investisseurs, est tombé sous 16 — signe d’un optimisme accru. Côté obligataire, les taux demeurent élevés (4,4 % aux États-Unis, 3,5 % au Canada), mais stables, sans panique apparente.

Cette réaction suggère que les marchés ont adopté la théorie du TACO (Trump Always Chickens Out), misant sur le fait que le président reculera avant de provoquer de réels dommages économiques. Cependant, des économistes — dont ceux de Desjardins et de Gestion mondiale d’actifs CI — craignent que cette complaisance n’encourage Trump à aller de l’avant. Marc-André Lewis de CI, note que « l’incertitude constitue le principal frein à l’économie mondiale » et recommande une « patience stratégique » plutôt que de la complaisance.

Ironiquement donc, cette stabilité boursière pourrait inciter l’administration Trump à faire monter les enchères pour démontrer sa détermination.

Quelques indicateurs économiques :

• États-Unis : L’économie ralentit sans stagner, avec une croissance du PIB contractée au premier trimestre due aux exportations nettes négatives. La Banque Fédérale Américaine (FED), malgré les assauts que reçoit son président de la part de Trump, ne semble pas enclin à descendre les taux au plancher comme ce dernier le souhaiterait. Au mieux, nous verrons une baisse potentiellement en septembre.

• Canada : La demande intérieure finale s’est essoufflée, avec une croissance atone attendue à court terme. L’ACEUM offre une certaine protection, mais des tarifs affecteraient nos exportations. La Banque du Canada maintient ses taux à 2,75% en attendant plus de clarté. Les mesures de relance budgétaire fédérales et provinciales pourraient soutenir la croissance.

• Chine : La croissance du PIB au deuxième trimestre est inférieure à l’objectif gouvernemental de 5%.

• Europe : Une croissance modeste continue, soutenue par des mesures budgétaires en Allemagne et en France.

Au courant des dernières heures, l’Europe a convenu d’un accord où ils lui ont fait des promesses en échange de tarifs de seulement 15 % sur leurs exportations. Ça semble être son « meilleur prix » pour faire affaire avec le plus grand pays du Monde (dans sa tête). Les experts prévoient donc que des tarifs de 10% à 20% seront probablement imposés au Canada, ce qui permettrait au commerce mondial de s’adapter sans trop de dégâts.

Nous vivons une période où « l’humilité est essentielle » selon les experts. Le calme apparent des marchés ne doit pas faire oublier les risques sous-jacents. L’intelligence artificielle transforme l’économie et offre des opportunités, mais les tensions géopolitiques et commerciales restent des menaces réelles. Il est crucial de rester informé, de maintenir une stratégie d’investissement diversifiée et de ne pas prendre de décisions précipitées basées sur l’émotion que peut générer les marchés.

La Pandémie, Dônald Trump, agents du chaos.Il y a exactement 5 ans, le Monde était mis sur pause pendant, on l’a cru, tr...
03/15/2025

La Pandémie, Dônald Trump, agents du chaos.

Il y a exactement 5 ans, le Monde était mis sur pause pendant, on l’a cru, trois semaines. Tout s’est arrêté, nos vies ont été suspendues et nous avons vécu une période d’insécurité jusqu’alors inédite. Les gouvernements ont tenté tant bien que mal d’assurer que collectivement, nous allions nous en sortir, avec un certain succès, assorti d’erreurs qui en ont marqué plusieurs. C’est normal, nous n’étions pas en contrôle de la situation et les décideurs, pour en citer un que je connais, n’ont jamais lu, ni dans les petits caractères du contrat principal ni dans ceux de la dixième annexe du contrat, qu’ils auraient à gérer ce chaos. Nous étions figés devant la télé pour écouter les points de presse quotidiens, parfois deux dans la même journée, précédés et suivis par des émissions d’information en continu. C’était trop, plusieurs ont ressenti du stress et même de l’anxiété. Plusieurs professionnels de la santé ont recommandé de fermer la télé, de se limiter au bulletin de nouvelles une seule fois par jour, puisque de toute manière, nous n’avions pas de contrôle sur le fil des événements. La Pandémie de COVID-19 restera un événement que l’on se rappellera pour le reste de nos jours.

Cette semaine marquait le cinquième anniversaire de cet événement stigmatisant, et elle n’a pas manqué de rebondissements. Voyons ce qu’elle nous a collectivement apporté.

Nous avons changé l’heure la fin de semaine dernière, probablement pour la dernière fois si le gouvernement suit la volonté de la population sondée, 91 % se sont dit en faveur d’un arrêt du changement d’heure.

Lundi, Doug Ford qu’on appelle maintenant « Capitaine Canada » a bombé le torse en annonçant des droits de 25 % à l’exportation de l’électricité. L’Empereur Trump a violemment répondu en annonçant une augmentation de tarifs de 25 % sur l’acier et l’aluminium canadien, puis a changé d’idée parce que Doug n’a pas bronché, démontrant toute la détermination canadienne à cesser de se faire niaiser par notre partenaire d’autrefois. Le gouvernement américain a invité Capitaine Canada et une délégation canadienne à venir discuter à Washington, discussion qui a semblé rassurer nos représentants.

Mardi, Dônald, le même type qui a signé un décret cette année pour cesser le déploiement du réseau national de bornes de recharge, en répétant son slogan « Drill Baby Drill », convoque les journalistes pour un point de presse qui finalement, s’est avéré être une infopublicité pour Tesla. En direct à la télévision nationale, il a reçu une Tesla qu’il aurait achetée au plein prix, livrée en mains propres par son fou du roi, assisté d’un de ses 14 enfants qu’il traîne partout comme un bouclier humain le protégeant des menaces de mort qu’il recevrait quotidiennement selon des médias américains. Trump, qui n’aurait pas conduit de voiture depuis des décennies et qui ne le peut pas en vertu de la loi de 1958 interdisant à un président ou ancien président de conduire sur la voie publique s’achète une voiture ! Il pourra l’utiliser uniquement sur son domaine, et encore. Il faut dire que depuis que Musk se mêle de politique chez lui comme ailleurs comme si cela le regardait, son entreprise selon Radio-Canada, a vu les ventes de ses voitures chuter de 53 % au Portugal, 55 % en Italie, 72 % en Australie et 76 % en Allemagne. Mardi matin, le titre boursier était en chute de plus de 50 % depuis la mi-décembre. Si j’étais actionnaire, je le poursuivrais parce que ce sont ses agissements personnels qui ont généré cette perte de valeur, les voitures ne sont pas devenues mauvaises du jour au lendemain. Il ne s’est par ailleurs pas fait d’amis cette semaine en insultant le ministre des Affaires extérieures de la Pologne qui avait écrit que son pays payait pour les services de Starlink en Ukraine et qui s’est fait dire par Musk sur X : « Be quiet, small man, you pay a fraction of the real price. » (Silence petit garçon, tu ne paies pas grand-chose! (traduction libre)). C’est surréel, autant que la livraison de voiture en direct à la télé. Je me demande au final ce que pensent les dirigeants de Ford et des autres constructeurs de voitures américaines. Auront-ils droit eux aussi à cette publicité sur la pelouse de la Maison-Blanche ?

Mercredi, la Banque du Canada a annoncé une baisse de son taux directeur de 0.25 %, la septième baisse consécutive. Bien que l’inflation soit sous contrôle au pays, la Banque du Canada souhaite amoindrir les effets d’un ralentissement économique résultant des tarifs américains. Une baisse des taux d’intérêt fait baisser le Dollar canadien (ce qui facilite les exportations) et encourage la consommation, diminuant par le fait même, les probabilités d’une récession.

Jeudi, Northvolt a annoncé sa faillite, si ça se passe bien, nos pertes seront de collectivement 270 millions de dollars. C’est aussi jeudi que l’Ukraine accepte un cessez-le-feu si Moscou collabore. Le même jour, le Canada reçoit le G7 et dépose une plainte à l’OMC contre les tarifs, Trump annonce 200 % de tarifs contre le champagne et les vins français et reparle d’annexer le Canada, devant le président de l’OTAN qui ne bronche pas.

Vendredi, le Canada change de premier ministre et pour la première fois de son histoire, sera dirigé par un non-élu. Sa première action fut de diminuer le nombre de ministres de 38 à 24, la deuxième, éliminer la taxe carbone pour les particuliers à partir du 1er avril, la troisième sera probablement de lancer le pays en élection. Au sud, la fusée d’Elon « le repeupleur » de la Terre et le peupleur avoué de Mars, décolle pour aller chercher les astronautes essayeurs de la fusée de Boeing laissés depuis neuf mois dans la station spatiale. Une humiliation pour l’avionneur.

Les État-Uniens ont été nos partenaires d’affaires, de guerre, de sport, de support mutuel depuis des centaines d’années et aujourd’hui, plusieurs d’entre nous se sentent trahis, c’est normal, c’est ce qui est arrivé. La ministre Joly s’est faite très rassurante cette semaine en disant que la preuve a été démontrée que : « les Canadiens sont unis dans la situation alors que les Américains sont divisés. ». C’est exactement ce qu’a prouvé les huées à l’endroit de J.D. Vance mercredi alors qu’il entrait au Kennedy Center pour assister à un concert. Les État-Uniens ne sont pas tous devenus fous, leur président en revanche…

Dans ce contexte, pas étonnant que la santé du pape soit demeurée « stable », il n’y aurait pas eu de place pour lui dans l’actualité.

Tout ce qui précède s’est déroulé dans une semaine. Êtes-vous essoufflé ? Étourdi ? En crainte de manquer de popcorn ? Anxieux ?

Ouan, c’est de ça finalement que je voulais vous parler. Je ne suis pas un professionnel de la santé, mais j’ai de la mémoire et durant la Pandémie, on nous a recommandé de fermer la télé et de n’écouter qu’un seul bulletin de nouvelles par jour, de ne pas regarder les marchés qui venaient de perdre 38 % en cinq semaines, que ça ne servait à rien de s’inquiéter puisque « ça va bien aller… ».

C’est le jour de la marmotte, nous sommes figés devant la télé et ses émissions spéciales et c’est normal, avez-vous vu notre semaine ??! Ça peut générer de l’anxiété, du stress inutile, puisqu’on n’y peut rien. Pendant ce temps, les marchés sont très volatils, certains indices sont momentanément entrés en correction jeudi (perte de plus de 10 % pour le Dow Jones et le NASDAQ) pour en ressortir vendredi avec des gains variant de 1.5 % à 2.5 % en une journée. Trump n’a pas vraiment prononcé de menace vendredi, et le marché s’est envolé. Ils l’ont peut-être ligoté dans un coin, qui sait (avouez que vous avez l’image et que vous avez souri) ?

Ce n’est pas le moment de regarder son portefeuille en pensant que cette baisse va durer, ce n’est pas le cas. Comment je le sais ? C’est toujours comme cela, ça fait des décennies que je vois de telles crises et ça finit toujours de la même manière, les investisseurs calmes s’en sortent toujours plus riches qu’avant d’entrer dans la crise et celle-ci n’est pas différente des autres, on a vécu pire en 2020, puisqu’après la chute impressionnante, les marchés ont fini largement en hausse cette année-là.

La hausse boursière de vendredi n’est pas normale, il n’y a même pas eu de nouvelle pour générer une telle poussée. Les baisses des autres jours non plus ne sont pas normales, ce n’est que la crainte, la peur, l’anxiété qui fait que plein de gens s’en mettent plein les poches parce qu’il ne faut jamais oublier que quand un investisseur vend ses actions, il y en a un autre qui les achète. Un autre qui voit les mêmes nouvelles, les mêmes problématiques, mais qui voit cela comme une opportunité puisque c’est ce que cela représente, comme en mars 2020, une opportunité boursière incroyable.

Fermez votre télé, et allez prendre l’air dehors, il fait beau, ça va bien aller. On s’est sorti de la pandémie il y a cinq ans, on se sortira du chaos actuel, made in USA.

Eric

Avancez en arrière...Le son d’un camion qui recule apparaît de plus en plus assourdissant au fur et à mesure que le règn...
03/07/2025

Avancez en arrière...

Le son d’un camion qui recule apparaît de plus en plus assourdissant au fur et à mesure que le règne du 47e président avance en âge. Je ne suis pas historien, mais je me doute que ces sept semaines entreront dans l’Histoire comme le recul le plus rapide et prononcé de la société américaine. Autrefois idéalisée pour sa démocratie exemplaire où à chaque élection, les citoyens étaient appelés à s’exprimer sur une foule de sujets, l’oligarchie installée le 21 janvier dernier semble diriger cette société de façon inéluctable vers une dictature qui fait trembler le Monde.

Les exemples démontrant cette glissade dictatoriale sont nombreux :

1) Les journalistes de l’Associated Press ont été bannis de la salle de presse de la Maison-Blanche, du Bureau ovale et d’Air Force One parce qu’ils ne reconnaissent pas le changement de nom du Golf du Mexique imposé par le président. L’association des correspondants à la Maison-Blanche a déploré par communiqué que « Dans un pays libre, les dirigeants ne sélectionnent pas les médias. ».

2) Il a décrété une censure sans précédent sur les informations scientifiques, principalement sur le réchauffement climatique, la santé des membres du groupe LGBTQ2+, la santé des femmes et la vaccination, pour ne nommer que ceux-là.

3) Il a suspendu l’aide internationale.

4) Il a instruit la secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, de démanteler le ministère de l’Éducation dans les meilleurs délais.

5) Lors de sa campagne électorale, il a dû rétropédaler pour se sortir de la phrase «Si je suis élu, vous n’aurez pas besoin de voter dans quatre ans. » Laissant le jupon dépasser sur ses vues de contrôle absolu sur tout.

Donald Trump ne comprend pas comment l’économie fonctionne puisqu’il nie toujours à ce jour que ses tarifs douaniers ne font qu’importer de l’inflation dans son pays. Il croit que si j’achète moins d’items chez vous que vous ne le faites chez moi, vous me subventionnez ce qui est évidemment un raisonnement fallacieux dont il n’est peut-être même pas conscient. Tout ce qui lui importe, c’est d’imposer la terreur pour ramener les emplois chez lui, ce qui est louable, mais qui pourrait être fait avec plus de respect envers le reste du Monde.

C’est d’ailleurs surréel de demander le respect lorsqu’on manque de respect en direct à la télévision, à un président d’un pays assiégé par un autre dictateur. Ma conjointe me faisait remarquer que nous avons assisté à une scène inédite où un être humain qui n’est pas en habits puisqu’il est en guerre est injurié par deux habits ne contenant vraisemblablement pas d’humanité.

Quand est-ce que cela va s’arrêter ? Bientôt, très bientôt. Parce que cet être légèrement narcissique (sic), qui nie aujourd’hui être préoccupé par les marchés boursiers alors qu’il est reconnu pour en faire une obsession, dans son improvisation libre, se doit de reculer constamment sur ce qu’il a dit ou écrit ou décrété. « Les tarifs s’appliquent MAINTENANT! Heuuu, ben pas sur les autos, et l’énergie qui vient du Canada, mais sur TOUS LES AUTRES PRODUITS, ben pas sur ce qui est déjà dans l’ACEUM, MAIS SUR TOUT LE RESTE, mais pas sur la potasse finalement, et on fait ça AUJOURD’HUI, ben non finalement parce que je joue au golf, on va faire ça le 1er avril, heu, non parce que ça va avoir l’air d’une blague, le 2 d’abord! ». Il serait le grand gagnant de l’émission Révolution tellement ses pas de danse en avant, en arrière de côté et on recommence, sont du jamais vu. Après l’annonce des tarifs sur l’aluminium et l’acier, les grands constructeurs automobiles américains ont annoncé l’impact pour le consommateur américain qui devra payer des milliers de dollars de plus pour leurs véhicules, Trump a reculé. Après que l’association des agriculteurs américains ait eu un entretien avec le Bureau ovale pour faire comprendre que 80 % de la potasse, élément essentiel à la culture, provient du Canada, Trump a reculé. Depuis l’altercation au Bureau ovale avec le président Zelensky, un sondage Ipsos pour Reuters a révélé que seulement 22 % des répondants estiment que le pays va dans le bon sens sur le coût de la vie et que seulement 33 % sont optimistes en matière de politique étrangère, je vous le dis, Trump VA reculer.

Dépendamment de ses déclarations en avant, en arrière, les marchés boursiers réagissent, chutant lundi, grimpant mardi, rechutant mercredi et jeudi, remontant vendredi. Ses petits amis milliardaires vont le faire reculer.

On attribue généralement au Baron de Rothschild la citation suivante : « C’est lorsque le sang coule dans les rues que l’investisseur fait les meilleures affaires, même si ce sang est le sien. » Évidemment, si on est intéressé aux rendements à court terme, le « timing » peut avoir un impact négatif, mais si c’est plus le rendement à long terme qui nous intéresse, le moment n’est plus tant important.

Nous n’avons pas fini de voir de telles fluctuations et franchement, je ne suis pas inquiet. C’est toujours un bon moment pour investir lorsque des volatilités importantes se présentent qu’on a de l’argent et un horizon d’investissement à long terme.

Je n’ai pas vendu mes placements cette semaine, je n’ai pas fait évaluer ma maison non plus cette semaine, parce que je n’ai pas l’intention de la vendre prochainement. Je regarderai mon portefeuille plus t**d cette année et comme d’habitude en temps de crise, j’en sors toujours plus riche, comme mes clients.

Trump le bienfaiteur...Bonjour,Oui, je sais, moi aussi, simplement en l’écrivant, je ne considérais pas que ces mots all...
02/11/2025

Trump le bienfaiteur...

Bonjour,

Oui, je sais, moi aussi, simplement en l’écrivant, je ne considérais pas que ces mots allaient ensemble, mais je dois admettre que oui finalement.

On s’entend que de mémoire, nous n’avons jamais subi un président américain aussi belliqueux que le 47e président. On se souviendra sans peine cependant de George W Bush dont plusieurs s’amusaient à colporter que le W signifiait War. C’était de la petite bière aux côtés de Dônald qui s’est annoncé comme le pacificateur devant mettre fin à la guerre en Ukraine en 24 heures, en même temps que celle dans la bande de Gaza et qui ce soir a déclaré avec son habituel sourire de matamore, que si les otages israéliens n’étaient pas libérés samedi, qu’il faut qu’Israël « annule le cessez-le-feu et laisse l’enfer se déchaîner. » Comme pacificateur, on repassera.



L’empereur du sud, le roi du Monde, le sauveur de l’Amérique et du Canada qui, dans son imaginaire alternatif, n’existerait pas sans l’aumône américaine et qui serait bien mieux comme un 51e état, est devenu l’intimidateur en chef de la planète, ravissant ainsi le titre au Tsar russe. C'est surréel de voir son bouffon du roi, saluant la foule d’un salut hitlérien tout en sabrant dans les dépenses inutiles comme le support financier aux plus démunis, le développement international et les informations de santé pour les personnes trans, pour ne nommer que ces exemples. S’il avait vécu à l’époque médiévale, Trump serait un sanguinaire conquérant, un bienfaiteur pour les peuples sur son chemin distribuant aux survivants la possibilité d’enfin goûter au rêve américain. Je ne parle pas ici des actuels déportés tels des prisonniers, dans leur pays d’origine, je parle des pauvres innocents au nord, qui seraient bien mieux s’ils étaient Américains.



Pourtant, les Américains ont tellement perdu de droits avec les décrets présidentiels signés sans classe avec des Sharpies, qu’on y perd le décompte. Les immigrants, les démunis, le Golf du Mexique, les pailles en plastique, les opposants politiques, actuels ou passés, tout le monde y passe. Nous risquons d’avoir une marée d’Américains voulant immigrer au Canada. Heille, ça ne vous tente pas de devenir la 11e province canadienne, vous auriez plus de sécurité parce que nous, nous n’avons pas besoin d’être armés jusqu’aux dents pour conduire nos enfants à l’école, nous avons un système de santé qui n'est pas parfait, mais qui est accessible à tous, pas juste aux plus riches, l’université l’est aussi d’ailleurs en passant. C’est nous qui avons inventé le hockey, les biberons Playtex, la motoneige, les Crocs, Le Cirque du Soleil, Celine Dion et même Kamala a été formée à Montréal. Bon. OK celle-là t’aurais aimé mieux qu’on la garde (nous aussi d’ailleurs, 64 % des Canadiens auraient voté pour elle si nous avions pu selon un sondage Leger).

Le problème avec le grossier personnage, c'est qu’il applique la marotte « fake it until you make it » (fais semblant jusqu’à ce que tu y arrives) et il pense le plus sérieusement du monde que plus on répète un mensonge, plus il risque d’être la réalité. «Nous n’avons pas besoin du Canada, nous avons plus de ressources que nous en avons besoin.» Ah oui mon Dônald ? Juste quelques statistiques glanées ici et là aujourd'hui par des sources canadiennes (donc crédibles): près de 40 % du pétrole importé aux ÉU est canadien, c’est plus de 4 millions de barils par jour, 4 millions. 70 % de la production d’aluminium de l’Amérique est canadien, comme le quart des importations américaines de bois d’œuvre. L’électricité exportée par Ontario-Hydro et Hydro-Québec alimente en énergie, plus de 1,5 million de ménages américains. On te coupe ça demain si tu n’en as plus besoin, on va se sauver d’une couple de constructions de barrages. Je suis déjà fatigué de cette rhétorique assortie de mensonges que Facebook ne vérifie plus.



Il se dépêche pour imprégner dans nos esprits, qu’il est fort et puissant, mais au fond, plusieurs de ses décrets seront renversés par les tribunaux, ou par la pression au sein de son propre parti, comme lors de son premier mandat. Nous avons déjà joué dans ce film en 2017, il a annoncé des tarifs de 25 % sur l’acier et 10 % sur l’aluminium, et elles disparurent sans tambour ni trompette, en juillet 2019 et nous sommes toujours là, l’économie canadienne est toujours là, mes clients sont tous plus riches qu’en 2019. On a eu beau se péter les bretelles lorsque les tarifs sont tombés, c’était bien plus la pression au sud de la frontière qui a travaillé pour les Canadiens et ce sera encore une fois le cas. Il se dépêche parce que dans deux ans, il y a les élections de mi-mandat qui risquent de lui faire perdre la courte majorité dont il jouit actuellement au Sénat et à la Chambre des représentants.



C'est un bienfaiteur pour le Canada parce que comme la pandémie de COVID-19 qui fut un véritable électrochoc nous faisant réaliser notre dépendance face à la production de masques et de vaccins à titre d’exemple, le président américain nous pousse à la réflexion. On doit, comme nation et comme individus, repenser notre relation avec les Américains qui ont laissé dans la gorge des Canadiens, un goût de trahison. Je ne vous invite pas au boycottage, mais au choix. Au choix de remplacer les biens et services par des alternatives canadiennes, mexicaines, européennes, des peuples qui ne nous ont pas trahis comme nous le vivons en ce moment. Cela peut coûter parfois plus cher, c'est le prix à payer pour nos principes.



En 21 jours, il a réussi à créer une solidarité rarement vue entre les provinces, il a réussi à faire apparaître des logos canadiens partout à l’épicerie, il nous a fait discuter d’un véritable libre-échange entre les provinces canadiennes, il nous poussera à revoir le développement de pipelines est-ouest pour ne plus être dépendants de ce client qui ne connaît pas la loyauté, qui ne respecte rien ni personne. Il nous a poussés vers nos amis européens, il nous a rappelé que la meilleure manière de diminuer le risque qu’il nous fait subir, c'est une bonne diversification de clients et de fournisseurs. C'est comme pour les placements, la diversification est l’amie de l’investisseur.



Dônald est un bienfaiteur, les marchés sont en hausse depuis le début de l’année, mes clients sont tous plus riches depuis l’élection américaine et cela n’a pas cessé depuis son assermentation. Il y a des pauses, certes, mais les rendements sont présents en ce moment. Les marchés l’aiment parce qu’il est probablement le plus protectionniste des présidents républicains passés au bureau ovale avant lui, ce qui favorise les entreprises américaines. Il va baisser les impôts personnels et corporatifs, encore un plus pour les entreprises et comme il contrôle la Chambre des représentants et le Sénat, les marchés voient cela comme une « stabilité politique » bien plus rassurante que l’instabilité sous Obama qui ne les contrôlait pas, diminuant son pouvoir d’aide aux entreprises de façon spectaculaire.



Je crois que j’ai été clair au début du présent texte, que je ne l’inviterais pas à souper. De toute façon, il a un dossier criminel, il ne devrait donc pas pouvoir se présenter au sommet du G7 en juin prochain en Alberta… ah non, madame Smith le fera entrer, c’est son ami maintenant. N’empêche que c'est un bienfaiteur pour le Canada pour ce que je présentais dans le paragraphe précédent évidemment.

Il faut se rappeler que nous n’investissons pas dans les gouvernements, ni leur dirigeant, nous investissons dans des entreprises qui, on le voit aussi sont (si elles sont américaines) favorisée par ses déclarations à l’emporte-pièce et ses politiques. Arrêtons de paniquer, de produire des émissions spéciales sur ce qu’il va annoncer ou non, et de penser que c'est la fin du Monde, ce n'est jamais le cas.



Il va y avoir de la volatilité sur les marchés, c'est certain, il y en a toujours, mais cette fois, nous avons un despote narcissique qui ne veut pas que ce soit de sa faute alors il fera tout ce dont il est capable pour éviter l’hécatombe boursière, son égo n’y survivrait pas. Vas-y mon Dônald, les portefeuilles de mes clients sont bien positionnés pour la prochaine remontée! Espèce de bienfaiteur…

Eric F. Gosselin

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