10/19/2026
En juillet dernier, la firme britannique Saturn a soumis 121 questions financières à 17 modèles d’IA parmi les plus utilisés (ChatGPT, Gemini, Claude, Copilot, Grok).
Chaque question a été posée cinq fois, pour un total de plus de 10 000 réponses. Un expert en planification les a comparées à ce qu’une bonne réponse devait absolument contenir.
Les résultats :
→ 43 % des réponses étaient exactes et complètes.
→ 54 % pour les questions simples, comme « qu’est-ce que l’inflation? ».
→ 12 % pour les questions complexes, où plusieurs règles fiscales interagissent.
→ Les versions gratuites faisaient moins bien que les versions payantes.
Le plus préoccupant n’est pas l’erreur elle-même. C'est plutôt que les réponses fausses étaient formulées avec la même assurance que les bonnes.
Il manquait un plafond, une échéance, une mise en garde, et rien dans le ton ne le laissait deviner.
Les vraies décisions financières, comme le moment de demander sa rente, l’ordre des retraits ou une succession, sont justement des questions complexes. Ce sont celles où l’IA se trompe près de neuf fois sur dix.
L’IA est un excellent outil pour comprendre et préparer ses questions. Elle devient risquée quand elle tranche à notre place.
Source : Saturn, « Artificial Authority: Should you trust AI to deliver financial advice? », 2026. Tests réalisés au Royaume-Uni, selon les règles britanniques.