05/21/2026
8 % des Québécois les plus aisés estiment que leurs revenus ne couvrent pas leurs besoins de base.
Lis ça encore une fois.
Pas les ménages précaires. Pas les travailleurs au salaire minimum.
Les plus aisés.
C'est la première Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté de l'ISQ, publiée ce matin. Et ce chiffre-là, il m'a arrêtée net.
On peut débattre de ce que "besoin de base" signifie pour quelqu'un qui gagne bien sa vie.
Mais ce que cette statistique révèle, c'est quelque chose d'autre.
La sécurité financière n'est pas qu'une question de revenu.
C'est une question de perception.
J'ai des clients qui, sur papier, ont tout pour être tranquilles.
Patrimoine solide. Retraite bien capitalisée. Flux de trésorerie positif.
Et pourtant — le sentiment d'insécurité est là, tapi quelque part.
Pourquoi ?
Parce que personne ne leur a jamais montré, clairement, chiffres à l'appui, que ça tient.
Que le plan est là. Que les projections sont réalistes. Que l'argent qu'ils ont suffit pour la vie qu'ils veulent vivre.
C'est exactement le travail de la planification financière.
Pas juste optimiser les portefeuilles.
Remplacer l'anxiété diffuse par une clarté concrète.
La vraie richesse, c'est de savoir que tu en as assez.
Et ça, ça s'enseigne. Ça se démontre. Ça se construit.
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Source : Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté, Institut de la statistique du Québec, mai 2026