03/06/2022
Les élections législatives auront lieu très bientôt, mais les principales inquiétudes des français restent toujours présentes.
Qu’en sera-t-il du pouvoir d’achat ?
Comment fait-on pour se loger avec des prix immobiliers déjà stratosphériques et qui ont augmenté en moyenne de +200% en 20 ans alors que les salaires ne l’ont été que de de 18% ?
Comment peut-on se faire plaisir au moment de la retraite en perdant au moins 25% de ses revenus ?
Comment ferons nous face au coût de la vie lorsque l'inflation tournera autour de 5,2% ?
Très honnêtement les réponses je ne les ai pas 🤷♂️
En revanche, ces derniers temps j’ai redécouvert un extrait d’une pièce de théâtre, Le Diable Rouge écrite par Antoine Rault et mise en scène par Vincent Lindon en 2008, mettant en scène Colbert et le cardinal Mazarin (cette pièce de théâtre étant écrite en 2008, il s’agit d’une fiction)
Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou ?
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat ? L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà ?
Mazarin : Oui c’est impossible.
Colbert : Alors les riches ?
Mazarin : Si les riches, n’avaient plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser, c'est un réservoir inépuisable.
Contrairement a il y a 4 siècles, nous disposons aujourd’hui d’une enveloppe fiscale nous permettant de capitaliser sans être imposé. Nous pouvons même dans la préparation de notre retraite déduire les versements de nos revenus pour se constituer un capital et percevoir des rentes pour le moment de notre départ en retraite.
Parfois, j’ai l’impression que notre propre sauveur, c’est nous même !