20/10/2026
Sur 100 € de bénéfice, mon client en garde 46 €, alors qu’il comptait en garder 51.
Mon client Marc, 54 ans, préside une SAS de conseil.
Il est célibataire, et ses dividendes sont son seul revenu.
Sa société dégage 533 333 € de bénéfice.
Elle paie d’abord 25 % d’impôt sur les sociétés, soit 133 333 €. Il reste 400 000 €, qu’il se verse en dividendes.
Marc applique la flat tax de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu, 18,6 % de prélèvements sociaux).
Il budgète 125 600 € et pense garder 274 400 €.
Il se trompe de 28 800 €, à cause de la CDHR, la contribution différentielle sur les hauts revenus :
→ Impôt sur le revenu : 12,8 % × 400 000 € = 51 200 €
→ CEHR : 3 % × 150 000 € (au-delà de 250 000 €) = 4 500 €
→ CDHR : 20 % × 400 000 € = 80 000 €, moins les 55 700 € déjà payés = 24 300 €
→ Prélèvements sociaux : 18,6 % × 400 000 € = 74 400 €
→ Total : 154 400 €
Sur 533 333 € de bénéfice, 133 333 € partent en IS, 80 000 € en impôt sur le revenu, CEHR et CDHR, 74 400 € en prélèvements sociaux. Marc garde 245 600 €, soit 46 %.
Le frottement fiscal total est de 54 %, contre 49 % sans la CDHR.
La CDHR garantit un taux d’au moins 20 % à partir de 250 000 € de revenu pour une personne seule, 500 000 € pour un couple marié ou pacsé, avec une décote jusqu’à 330 000 € ou 660 000 €.
Elle s’applique jusqu’à ce que le déficit de l’État repasse sous 3 % du PIB.
Avec les mêmes 400 000 € de dividendes, un couple ne paie aucune CDHR.
Avant de verser un dividende, une question : de combien Marc a-t-il vraiment besoin ?
Une holding peut recevoir le reste, exonéré à 95 % sous conditions.
Avec 290 000 € versés à Marc et 110 000 € laissés dans la holding :
→ Marc : 38 320 € d’impôt + 53 940 € de prélèvements sociaux = 92 260 €
→ Holding : environ 1 375 € d’IS
→ Total : 93 635 € au lieu de 154 400 €
L’impôt est reporté, pas supprimé : on décide quand l’argent sort, et à quel taux.
Sur 100 € de bénéfice de votre société, combien vous reste-t-il vraiment ?